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La langue Atikamekw
La langue maternelle est parlée par 95 % des atikamekw parlent leur langue maternelle. Dans les communautés, ce pourcentage atteint 100 %, certains individus, surtout des aînés, étant même unilingues atikamekws. La langue atikamekw est une langue complexe, riche et bien vivante. Elle fait partie de la grande famille des langues algonquiennes, comme le cri, l'algonquin et le montagnais (l'innu). À l'époque, on dit que les aînés arrivaient à se comprendre entre nations.
C'est probablement l'éloignement du territoire qui a permis aux Atikamekws de conserver si bien leur langue, contrairement aux Hurons, aux Abénaquis, aux Mohawks et aux Micmacs qui ont été en contact fréquent avec les Européens dès l'arrivée de ceux-ci en Amérique. L'atikamekw est la langue autochtone la plus vigoureuse au Canada. L'âge moyen de ceux qui la parlent à la maison est de 21,5 ans, comparativement à 65 ans chez les Haïdas. C'est la moyenne la plus basse au Canada.
Le français est la langue seconde des Atikamekws. C'est la langue de la scolarisation à partir du 2e cycle du primaire jusqu'au postsecondaire. C'est aussi la langue de la modernité : les gens regardent la télévision et naviguent sur Internet en français. Elle est souvent utilisée au travail. Certains parlent aussi l'anglais.
Mais l'atikamekw reste la langue du cœur et des émotions des Atikamekws. Elle est source d'identité. Elle sert même de langue d'enseignement au premier cycle du primaire depuis l'adoption du programme bilingue en 1992. De plus en plus, les communiqués officiels des conseils, des écoles et des différents services sont écrits en atikamekw.
Les Atikamekws sont de tradition orale. Leur langue a d'abord été écrite par les missionnaires, puis par divers linguistes. Il existe maintenant un Institut linguistique atikamekw (ILA).
















